dimanche 25 janvier 2009

Où j'en suis

Je sens que je suis très proche du but. Je suis détendue ce qui me donne un souffle bien maitrisé, mon souffle glottique à quasi disparu et je descend très bas en mécanisme 2. Je travaille sur les conseils de mon phoniatre le mécanisme 1 allégé.
Ce n'est pas évident de faire la différence entre le mécanisme 1 allégé et le mécanisme 2 en voix grave mais il me semble que j'y arrive plutôt bien.
Je reprends donc la voix en mécanisme 1 de temps en temps.
je pense également contacter le dr Arnou. pour une séance d'hypnose, car il me semble qu'un de mes freins pourraient être une pensée inconsciente qui considérerait que la voix féminine ne fait pas sérieuse et qui du coup, me ferait écraser la voix.

Cours de rééducation vocale avec B Amy de la Bretequ.

Je suis allée à un premier cours avec le chef !
Le Dr m'a expliquée que les mécanismes 1 et 2 et voix de poitrine et voix de tête ne sont pas des concepts qui se recouvre totalement. Les femme utilise pour la voix conversationnelle 1 mécanisme 2 allégés (ce qui est une voix de tête!) 80% du temps et 20% environ en mécanisme 2 qui est le mécanisme utilisé pour chanter.
Mon problème est que j'utilise uniquement le mécanisme 2.
Nous avons travaillé essentiellement à la paille . J'ai du pincer la paille, car ce n'était pas évident sans cette aide.
Nous avons d'abord fait des sirènes descendantes en mécanisme 2 qui ne m'ont pas posée de problèmes particulier.
Puis nous avons fait des sirènes montantes en mécanisme 1, ce qui a été plus dur car je n'utilise plus ce mécanisme depuis 2 ans maintenant. Une fois les sirènes montantes maitrisés, nous avons fait des sirènes montants et descendantes. Puis il ma demandé de faire le même exercice (toujours avec la paille) en ouvrant la bouche en bas et en haut des sirène sur une voyelle.
L'important dans cet exercice est de rester en mécanisme 1 pour trouver sur les notes les plus hautes le fameux "mécanisme 1 allégé", il faut donc veiller à ne pas changé de mécéanisme en route. pour cela en partant de la note la plus basse on est sur de partir en mécanisme 1, il faut ensuite bien faire attention à avoir le décrochement.

mercredi 31 décembre 2008

Bilan chez le phoniatre

Je suis retournée au CHU Guy de Chauliac pour un nouveau bilan phoniatrique avec le dr Bénoit Amy de la Bretéq. le 30 décembre dernier. La précédente évaluation vocale datait du 21 janvier 2008 soit il y a un an environ.
Sur un grade de 0 à 3 sur suis passé en 1 and de 1 à 2.
En voix conversationnelle ma voix est toujours trop aigüe mais je suis passée de 247 de fondamental usuel à 229hz . je susi donc tout prêt de la normale qui est à 220 Hz.
L'intensité de ma voix reste bonne (59,1 puis 63,7 dB pour une normale située entre 60 et 70 dB)et le souffle glottique qui est mon problème depuis quasi le début a quasi disparu. La durée des rhèses (durée entre 2 reprise de souffle) reste normale.
En voix forte ma voix reste beaucoup trop aigüe (510 puis 413 Hz) et le timbre est moins bon qu'en voix conversationnelle car je serre ma voix . Son intensité est normale.
En voix d'appel, je n'ai plus de désonorisation de la transition entre les mécanismes 1 et 2. C'est une grande victoire !
Du voté des tenues vocaliques je suis passée de 7,9 secondes qui est très insuffisant à 17 sec sur un a et 19,7 sur un i, ce qui est très correct.
L'analyse des données aérodynamiques confime et quantifie une fuite glottique en atténuation puisque je passe de 4,97 à 4, 34 pour le a grave et de 4,4 à 4,08 pour le A aigüe (maximum normalement à 4 cm3/s/dB).
Enfin les mesures confirment que je force moins sur la voix car mon efficacité glottique est passée de 6,09 à 10,4 dB/hPa mais la normale devrait être supérieur à 1é,5. La pression glottique est elle maintenant très proche du maximum admissible (7) puisque je suis passée de 14,4 à 7,4 hPa.

mercredi 8 octobre 2008

Hormones et voix

Depuis plusieurs semaines, au téléphone mes interlocuteurs me prennent pour un homme et mes proches amis me disent que ma voix n'est pas belle.

J'ai arrêté depuis 3 mois l'Androcure (je prenais un quart de cachet par jour). Je ne sais pas si c'est dû à ma remontée de testostérone. Je ne pense pas en tout cas que les hormones soient totalement responsable de cette mauvaise appréciation.

Ma voix manquant de basse faisait un peu artificielle, J'ai donc chercher à la baisser. Il me semble qu'à force de chercher des résonances toujours plus basses pour ma "voix de tête" (appelé aussi "mécanisme 2" ou encore "registre léger"), je les ai peu être trop développée. Après plusieurs essais il semble que un placement plus haut passe mieux. Je vais donc arrêter de parler au plus bas de mes capacité" et remonter légèrement la voix.

Du côté de ma mauvaise articulation (typique des voix graves donc essentiellement masculines, qui n'en ont pas autant besoin que les voix légères), j'avoue n'avoir fait que peu de progrès. J'ai par contre maintenant suffisamment confiance en moi pour envisager de faire du théâtre, ce qui me ferait le plus grand bien, je pense.

Mon troisième problème était une contraction de la gorge. Cette contraction m'a permis au début de passer en mécanisme 2, alors que mon larynx était en position basse (la larynx se met en position basse chez les hommes au moment de la mue de la voix). Au début je contractais littéralement tout le corps (jusqu'au doigts de pied) pour atteindre certaines notes, puis les contractions se sont limitées à la gorge, d'abord toute la gorge, puis dans une zone plus limitée, vers le haut de la gorge. Elle se limite maintenant à la zone des amygdales. Cette contraction qui m'a donc été nécessaire est maintenant une mauvaise posture qui m'empêche de dégager le voile du palais. Relâcher le voile du palais est nécessaire pour faire monter la voix vers le haut du crâne. Ma voix reste donc bloquée au niveau de la face. ce qui la rend "écrasée" ou "sans relief" (les techniques de voix font appel à de nombreuse descriptions différentes pour essayer de cerner des sensations qui n'ont pas de vocabulaire dédié).

J'ai noté que quand je reprend une voix en mécanisme 1 (c'est à dire lorsque je re-bascule mon larynx vers sa position d'avant mon changement de voix) la contraction disparait (de même qu'en voix chantée). Pour identifier et agir sur la contraction je m'entraîne à passer sur une même note du mécanisme 1 au mécanisme 2 et vice versa. Cela est facile à faire en voix chantée, mais peu pratique : je ne vais pas chanter en pleine conversation pour relâcher mon voile du palais. En voix parlée, je trouve plus difficile de passer d'un mécanisme à l'autre sur un même mot ou une même phrase. Mes 2 registres de voix se recouvrent maintenant largement et cela deviens donc possible. J'ai bon espoir d'arriver à relâcher le voile du palais par cette méthode.

Je refais aussi un peu de la méthode Roy Hart pour libérer l'énergie bloquée par la contraction mais également pour continuer d'entrainer à la gestion du souffle.
Je rappelle que les 3 piliers de la voix sont :
1/le souffle, duquel dépend la puissance et la régularité de la parole
2/la cordes (et donc aussi le larynx) : le placement et la hauteur
3/les résonateurs qui permet de projeter la voix jusqu'à l'interlocuteur, ses oreilles mais aussi son corps par l'intermédiaire de ses os.
Maitriser son souffle est donc essentiel. Ce point là en tout cas est bien géré maintenant.

A noter également j'ai investi dans un oreiller ergonomique de bonne qualité pour voir si cela me permettai t de détendre les maxillaire qui je crois participe à la contraction de la gorge

jeudi 28 août 2008

Petit bilan au retour des congés d'été 2008

Ma voix de tête (ou en "mécanisme 2") a gagnée en étendue. Je descend plus bas en tessiture.
J'arrive à passer facilement sur une même note ou une même série de note du mécanisme 1 au mécanisme 2. Je m'entraine toujours essentiellement à l'ocasion de trajet en voiture, mais étant en recherche d'emploi, me trajet se sont raréfiés et mes progrès s'en font sentir.

J'ai également remarqué que ma voix qui s'était beaucoup améliorée après 15 jours de vacances dans le nord puis 15 jours à 1500 m d'altitude dans les alpes. Durant ces vacances j'ai arrété de fumer (merci champix!, arret mi juillet après mon stage à Carré d'A), arrêté l'antitestotérone (androcure début juillet à Lunel), arreté les somnifères (immovane, arret début aout à Peyresq) et l'anti dépresseur (seroplex 10mg, arret début aout à Peyresq) qui, il me semble, ne me faisaient plus vraiement d'effet, et arrêt

Par contre dès mon retour ma voix s'est dégradée : sécheresse ou poussière dans l'air? , contraction de la gorge suite à stress retour à la maison, ou du à ma literie qui ne me détendrait pas bien les cervicales? Hormonothérapie qui a changé?. Il faudra essayer de tirer cela au clair. mais mon intuition m'orienterait plutôt vers la literie.

samedi 1 mars 2008

Le Bilan de l'année écoulé

En ce moment, je travail avec 2 orthophonistes Laurence et Fabienne et 2 chanteurs merveilleux : Viviane et Jordi

Je suis arrivée dans ce cabinet d'orthophoniste spécialiste de la voix situé au Millénaire à Montpellier suite à un granulomme apparu suite (à cause de ?) ma dernière intubation lors de l'anesthésie général de l'été dernier (re-opération de la mâchoire)

Pour les chanteurs, j'ai connu Viviane, par l'intermédiaire du stage "voix " organisé par Camille au Salagou et Jordi est le professeur de Chant de Fabienne mon orthophoniste.

Je commence à avoir une certaine expérience en technique vocale. Mon oreille est formé, je maitrise de plus en plus subtilement ma voix.

Voilà ce que j'ai compris d'important cette année :
  • Chaque professeur à ses techniques et il ne faut pas hésiter à en voir beaucoup et changer souvent (tous les ans?) pour arriver progressivement à comprendre sa propre voix.
  • l'enseignement de la voix passe par l'exemple mais surtout par les mots. Arriver à mettre des mots sur des perception est choses difficile mais indispensable pour progresser : faire partager ses sensation et comprendre les voix que suggère le professeur.
  • il faut accorder une grande importance à la relaxation : du corps (épaule, coup, mâchoire, ) et de l'appareil phonatoire : bailler et déglutir pour détendre le larynx, respirer par les cotes ; et détendre les raisonnateurs en travaillant le voile du palais, le visage, la base de la langue.
  • Il faut protéger ses cordes vocale en évitant toux, raclements et sinusites. mais aussi en sachant sentir et arrêter de mauvais geste vocaux
J'ai beaucoup progressé. Voici les exercice que je pratique en ce moment :
  • "ki o ou", pour travailler le voile du palais et l'articulation de la mâchoire
  • lire des phrases de plus en plus longue
  • S>Z, F>V, CH>G et "-">"O" pour travailler la fermeture des cordes
  • chaque soir 20 minute de lecture à haute voix
  • le matin les exercices d'échauffement de la voix prescrit par Christian Guérin dans son excellent livre "Comment gérer sa voix"

lundi 11 février 2008

voix et transexualité

la voix est très importante pour nous.
Elle nous précéde au téléphone.
Elle nous dévoile en contact direct.
Plus que tout elle révèle à nous même notre dimorphisme.
Certaines ne s'en plaignent pas, d'autre n'osent plus parler.
Pour ma part, j'ai choisi d'en changer et de parler.

J'ai commencé le jour de mon coming-out à utiliser ma nouvelle voix. Cela m'était nécessaire, pour prouver qu'il y avait changement. En effet après 2 ans de travail et d'exercice, sur ma voix, ma posture, mes vétements, le maquillage, la voix plus que tout, me permettait de dépasser radicalement cet être hybride masculin efféminé, c'est à dire limité à l'image social qui avait été la mienne jusqu'à présent.